Publié : 03 septembre 2017
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Faire bouger un enfant est très important dès son jeune âge. Saviez-vous que, sans l’activité physique, un enfant ne serait pas capable de maitriser des mouvements aussi banaux que s’asseoir, marcher, grimper, sauter, et courir ? Le développement de la motricité globale est d’une importance capitale pour maitriser ces mouvements. Le sport est, donc, la meilleure façon de l’introduire. Permettre à la motricité globale d’un enfant de se développer dans son âge précoce peut comporter de nombreux avantages dans les sphères physiques et motrices, cognitives, et socioaffectives. Le présent article expliquera l’importance du sport pour le développement de la motricité globale et ses bienfaits dans la vie des jeunes.

Tout d’abord, il est fortement conseillé que l’enfant pratique un sport dès son plus jeune âge, afin que celui-ci puisse jouir d’une vie saine et active au cours de son développement. Si l’enfant s’évertue à exercer ses habiletés motrices dès ses premiers pas, celui-ci trouvera l’activité physique plus agréable lorsqu’il entrera dans la phase de puberté (2 à 2 ans : motricité fine, 1). Selon Goyette, c’est durant la période critique de 2 à 8 ans que l’acquisition de la motricité globale sera plus efficace et facile. L’aisance de la motricité globale aide fortement au bien-être physique. Les faits font état de plusieurs bienfaits reconnus grâce à la promotion de la motricité globale chez un bambin. Parmi ces bienfaits, nous pouvons noter une amélioration de la densité osseuse, une meilleure endurance cardiovasculaire et une réduction importante des risques de développer des pathologies comme le diabète, le cancer et l’obésité. (Goyette, 1) De plus, la pratique d’un ou plusieurs sports permet d’apprendre, à l’enfant, comment se servir des muscles proéminents de son corps à l’aide de mouvements adéquats. De ce fait, si la pratique de ces mouvements n’est pas encouragée, dès le plus jeune âge de l’enfant, il est très probable que l’enfant ne sera pas en mesure de pratiquer des mouvements plus complexes et nécessaires à la vie quotidienne. (2 à 2 ans : motricité fine, 1) Par exemple, un enfant sera dans l’incapacité d’attacher ses souliers à un âge raisonnable si celui-ci n’a pas été encouragé au préalable à exercer, de façon autonome, les mouvements requis pour la marche.

Durant le premier âge, le cerveau de l’enfant en est à ses tout débuts en ce qui concerne le développement. En effet, les neurones dans le cerveau, qui constituent l’unité fonctionnelle de base du système nerveux, doivent être stimulés pour permettre une meilleure faculté de concentration, de même qu’une meilleure capacité de mémorisation, qu’une meilleure intelligence en regard du développement des sens et qu’une meilleure compréhension en ce qui concerne le processus langagier. (Goyette, 1) Dans cette optique, le sport est le meilleur stimulant. L’enfant sera en proie à des situations où il devra faire preuve d’analyse, de réflexion, d’évaluation et de prise de décisions. Par conséquent, ces actions stimuleront la partie du cerveau impliquant la concentration et la mémorisation. De plus, la manipulation des objets, et parfois l’obligation d’être pieds nus lors de la pratique de certains sports, permettront ainsi de faire croître le système sensoriel du cortex cérébral. Pareillement, le sport en groupe permettra à l’enfant de favoriser une bonne communication avec les membres de son équipe sportive. Ceci aura pour effet de stimuler la région périsylvienne du cerveau, région qui est responsable du langage. Subséquemment, l’enfant sera plus créatif dans son vocabulaire et dans ses expressions. De plus, il comprendra plusieurs mots distincts reliés aux activités sportives.

Par ailleurs, l’entraînement aide non seulement au développement de la motricité globale, à l’amélioration du comportement physique ainsi qu’au perfectionnement de la dimension cognitive, mais il nous permet également de faire croître la dimension socioaffective. Comme mentionné plus haut, l’enfant aura l’occasion de créer des relations sociales et affectives avec les autres joueurs de son équipe ou de l’équipe adverse. De cette façon, l’enfant se sentira davantage poussé à communiquer. (Goyette, 2) Pour ne citer qu’un exemple, durant les pratiques sportives, l’enfant sera en contact avec plusieurs adultes et autres camarades de son âge. Par conséquent, lorsqu’il aura atteint l’âge adulte, il sera mieux à même d’exprimer et de partager ses idées sans crainte et de façon formelle ou informelle au sein de la société. Le côtoiement régulier de ces personnes l’aidera à se sentir plus aisé. Il aura l’impression d’être en sécurité, d’avoir davantage de confiance en lui et d’être plus assertif. Tous ces aspects sont des qualités importantes qui le prépareront d’ores et déjà à faire son entrée dans le monde des adultes.
En conclusion, l’activité physique telle que la pratique d’un sport est fortement recommandée dans la vie précoce d’un enfant. L’exposition aux sports permettra à un enfant d’améliorer sa motricité globale et fine, d’avoir une bonne condition physique ainsi que d’améliorer les sphères cognitives et socioaffectives de son développement.

Votre enfant n’est jamais trop jeune pour pratiquer une activité physique.

Par Jennifer Rinaldi Instructrice en sport et gymnastique au Tic Tac Gym